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Publié le vendredi 24 août 2018

Vers les journées J48 de l’ECF

Mariage et symptôme

Mardi 16 octobre – 20h30 – Rouen

La psychanalyse ne promet pas un nouvel amour entre les hommes et les femmes. Elle confirme l’impossible du rapport entre les sexes et prétend que l’amour peut parfois le recouvrir1 ! Aussi, nous savons depuis Freud que l’amour ne s’accorde pas nécessairement avec le désir. L’amour viendrait donc parfois recouvrir, voiler « le non-rapport » et Lacan nous indique dans le Séminaire XXI que « ce à quoi les corps tendent c’est à se nouer, mais qu’ils n’y arrivent jamais ! » Ça jouit tout seul et cela échappe au sujet.

Alors peut-on espérer marier l’amour et la jouissance ? Qu’en est-il de la jouissance féminine ? Le mariage peut-il parfois être une solution pour soutenir le nouage d’un parlêtre ? Se marie-t-on au fantasme ou au symptôme ?
Durant cette soirée nous discuterons ces questions avec un vif intérêt avant les J48, les Journées d’automne de l’École de la cause Freudienne qui auront lieu en novembre à Paris.


Programme :

Zoé Verhamme introduira la soirée exploratoire des J48 à partir du livre Du mariage considéré comme un des beaux-arts, de Julia Kristeva et de Philippe Sollers. Nous pourrons observer comment ces intellectuels envisagent le couple à partir de cette idée que « l’homme et la femme sont des étrangers l’un à l’autre2 ».

Martine Desmares : Dans le jardin de l’ogre, un livre de Leïla Slimani
Il s’agit de l’histoire d’Adèle, une jeune femme moderne qui a fait le choix du mariage. Mais quand Adèle la femme mariée tente de « rester sage au sein du couple », elle semble vite rattrapée par son obsession : « être dévorée, sucée, avalée… elle rêve d’être une poupée dans le jardin de l’ogre ». Alors qu’en est-il du mariage au-delà de l’infidélité pour Adèle ? Martine Desmares nous propose quelques éléments de réflexion à propos de la jouissance féminine à partir de l’ouvrage de Leïla Slimani.

Marie Neveu : Le cas de Suzie
Quand Suzie décide de quitter son compagnon pour rejoindre son amant, tout son univers vacille. Durant ses séances, Suzie interroge le mariage. Elle tente d’interroger ce qui la fait revenir vers le père de ses enfants. Il s’agira de repérer ce qui pour le cas de Suzie est à soutenir dans ce mariage afin de ne pas mettre en péril un nouage sur mesure.

Éric Blumel : Marié au fantasme ou au symptôme ?
Marié au fantasme ou au symptôme ? La psychanalyse ne l’est pas avec la vérité (Radiophonie), l’enfant, dans le traumatisme, l’est avec le « petit-pipi » tandis que le toxicomane ne l’est plus (clôture des journées des cartels, 1975), et le sujet, lui, est-il marié avec le fantasme ou le symptôme ?

Notes :
1 Jacques Lacan, Le Séminaire, livre XXI, Les non-dupes errent, Seuil, leçon du 12 Mars 1974.
2 Julia Kristeva : « Nous sommes un couple formé de deux étrangers. Notre différence nationale souligne encore mieux une évidence qu’on se dissimule souvent : l’homme et la femme sont des étrangers l’un à l’autre. Or le couple qui assume la liberté de ces deux étrangers peut devenir un véritable champ de bataille. D’où la nécessité d’harmoniser. Si vous permettez que l’autre soit aussi étranger que vous-même, l’harmonie revient… », 4e de couverture du livre de Julia Kristeva et Philippe Solers, Du mariage considéré comme un des beaux-arts, 2015, Fayard.


Mardi 16 octobre 2018 – 20h30

Maison de la psychanalyse en Normandie,
48 rue l’Abbé de l’Epée, à Rouen (76).
Consulter le plan d’accès ».

Participation aux frais : 5 €.

Contact et renseignements :
Zoé Verhamme 06 84 34 02 26
Envoyer un mail à Zoé Verhamme


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Archive PDF du LETTERiNA N°35 {PDF}

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