Nouveau Réseau CEREDA « Le Petit Prince »

Interpréter l’enfant

Les samedis 11 oct., 29 nov., 10 janv., 14 fév., 18 avril, 13 juin – Le Havre

Dimanche 21 septembre 2014, par MB // ACF 2014-15 : les archives


Comme l’an passé le travail du groupe « Le Petit Prince » est essentiellement axé sur le thème proposé par Jacques-Alain Miller – « Interpréter l’enfant »1 – et sur la lecture du séminaire VI de Jacques Lacan2.

Chaque séance de travail s’organise en deux temps :

  • Une partie théorique - atelier de lecture - dont le fil conducteur est le séminaire VI de Jacques Lacan – Le désir et son interprétation.
  • Une partie clinique – étude de cas mettant en avant le thème de l’année : « Interpréter l’enfant ». La personne proposant un cas peut se faire aider par un petit groupe qui l’accompagne dans l’élaboration de ce cas et l’aide à témoigner des points vifs. Tous les participants reçoivent le texte final en temps utile.

Notes :
1 Interpréter l’enfant est le thème de la 3e journée de l’Institut de l’Enfant qui aura lieu le samedi 21 mars 2015 au Palais de Congrès d’Issy-les-Moulineaux
2 Jacques LACAN, Le Séminaire, livre VI, Le désir et son interprétation (1958-59) Editions de La Martinière, Le Champ Freudien (juin 2013).

- Samedi 29 novembre 2014
Lors de cette séance de travail, nous avons abordé l’étude de la partie « Sept leçons sur Hamlet » du séminaire VI de Jacques Lacan, Le désir et son interprétation. Hamlet est la tragédie du désir. Elise Alvarez, Caroline Crochet, Alexia Hautot, Emilie Lemay et Sylvie Vitrouil ont présenté, en référence au chapitre 13, l’acte impossible auquel Hamlet est confronté tout au long de la pièce. Hamlet, Gertrude, Ophélie, Claudius et Laertes ont été l’objet de toutes nos attentions.

Ensuite Marie-Pierre Plantaz a présenté le cas de Marie, jeune fille de dix-sept ans accueillie depuis un an dans un Institut d’Education Motrice. A la suite d’une opération bénigne du pied en 2011, Marie développe un syndrome algique récalcitrant à tout traitement. De nombreux examens et traitements n’apportent aucun soulagement et peu à peu l’état physique et psychique de Marie se dégrade. Divers intervenants médicaux et paramédicaux tentent de dompter le corps récalcitrant de Marie. De son côté, dans le cadre des séances de psychomotricité, Marie-Pierre Plantaz l’accueille avec sa souffrance et tente de faire émerger son désir.

- Samedi 10 janvier 2015
Lors de cette séance de travail, nous avons poursuivi notre lecture du séminaire VI de Jacques Lacan, – Le désir et son interprétation – avec l’étude de la partie « Sept leçons sur Hamlet ».
Nous avons comparé la tragédie d’Œdipe et celle d’Hamlet qui touchent le rapport au savoir et au refoulement.
Ce qui amène Hamlet à procrastiner et à vivre à l’heure de l’Autre, c’est la mort du père assassiné. Cela orientera notre travail du côté du deuil chez Freud et Lacan.
Ce sont ces questions qu’Elise Alvarez, Alexia Hautot et Emilie Lemay ont mises au travail en s’appuyant sur le chapitre 17 (« L’objet Ophélie »), le chapitre 18 (« Deuil et désir ») et le chapitre 19 (« Phallophanies ») du séminaire VI.

- Samedi 14 février 2015 :
Lors de cette séance de travail, nous avons continué notre lecture du séminaire VI de Jacques Lacan, - Le désir et son interprétation - avec la poursuite de l’étude de la partie « Sept leçons sur Hamlet ».
La présence du spectre dès le début de la pièce vient révéler le rapport que Hamlet a avec le désir de l’Autre paternel. Comment va-t-il trouver son propre désir pris entre la figure paternelle et le désir de la mère ? La fonction paternelle est au principe de la découverte de la psychanalyse.
Ce sont ces questions que Caroline Crochet et Sylvie Vitrouil ont mis au travail en s’appuyant sur le chapitre 14 (« Le piège à désir »), le chapitre 15 (« Le désir de la mère ») et le chapitre 16 (« Il n’y a pas d’Autre de l’Autre ») du séminaire VI.

Dans un second temps, sous le titre « Pas sans ma mère », Monique Ternon a présenté le parcours d’une adolescente, aux prises avec l’envahissement du désir maternel. Nous verrons comment elle se saisit, elle se sert du dessin pour habiller le corps de la femme, interroger la castration de la mère et mettre à distance l’agressivité qui l’avait amenée à la consultation du PAEJ (Point Accueil Ecoute Jeunes).

- Samedi 18 avril 2015 :
Lors de cette séance de travail, nous avons continué notre lecture du séminaire VI de Jacques Lacan, Le désir et son interprétation. Nous reprendrons l’étude de la partie : « Sept leçons sur Hamlet » plus particulièrement le chapitre XVII (« L’objet Ophélie ») et le chapitre XIX (« Phallophanies »).
Si pour Freud, l’objet est perdu et pris dans une interminable quête, Lacan l’interprète en tant que manque.
Il s’agit de réfléchir à la question du manque et de l’objet dans la tragédie d’Hamlet.
Comment entendre ce mathème de Lacan : a / - phi ?
C’est l’objet des deux dernières séances de travail de cette année animées par Sylvie Vitrouil et Emilie Lemay.

Indication de lecture : Jacques Lacan, « La signification du phallus » (1958) dans Ecrits, Le Champ Freudien, Seuil

Dans un second temps, Nicolas Silliau a présenté une vignette clinique qui se propose de rendre compte d’une rencontre singulière entre Charline, jeune enfant nouvellement accueillie dans un S.E.S.S.A.D (Service d’Éducation Spéciale et de Soin à Domicile) et le psychologue clinicien dudit service.
Dans la valse des professionnels qui se présentent à elle, le psychologue entre dans la ronde, mais selon un pas différent, cadencé par le temps du sujet, qui s’écarte de celui des bilans rééducatifs ou autres mesures évaluatives. Dès les premiers entretiens, Charline se révèle être une enfant instable, envahie par un débordement pulsionnel, formulant à l’envi cette ritournelle : « ça ne veut pas s’arrêter » qu’elle met en acte par son agitation corporelle et son impulsivité. Par ces comportements, Charline témoigne de sa position d’enfant aux prises avec une jouissance non régulée.
L’étude de cas s’attardera sur les écueils auxquels le psychologue s’est heurté, mais aussi sur les « bricolages » successifs qu’il effectua pour tenter de faire rempart à ce déferlement pulsionnel et permettre l’émergence d’un point d’ancrage sur lequel le sujet puisse s’arrimer. En point de mire, l’étude clinique s’efforcera de mettre en évidence ce moment de bascule où l’attitude de Charline se modifia, suite à la réalisation d’un dessin brièvement interprété par le psychologue, et qui orienta bien différemment la conduite des entretiens. En avant-propos, la présentation clinique soulignera la particularité de l’accompagnement dit « psychologique » en SESSAD, où le psychologue est d’abord en position de demandeur (demande à rencontrer l’autre) avant de se faire porteur d’une possible offre (celle de l’écoute de l’autre).

-  samedi 30 mai ANNULÉ et reporté au samedi 13 juin :
En raison du colloque UFORCA « Modes de jouir, le temps pour choisir » qui aura lieu à Paris le samedi 30 mai, la dernière séance de travail du groupe CEREDA « Le Petit Prince » - initialement prévue le 30 mai- se tiendra le samedi 13 juin de 15h à 17h.

- Samedi 13 juin 2015 :
Lors de cette séance de travail, nous continuerons notre lecture du séminaire VI de Jacques Lacan, Le désir et son interprétation. Nous reprendrons l’étude de la partie : « Sept leçons sur Hamlet » plus particulièrement le chapitre XVII (L’objet Ophélie) et le chapitre XIX (Phallophanies).
Si pour Freud, l’objet est perdu et pris dans une interminable quête, Lacan l’interprète en tant que manque.
Nous nous pencherons sur l’articulation du phallus comme signifiant à l’objet a. Quelle place pour le désir ?
Ce sera l’objet de la dernière séance de travail de cette année.

Dans un second temps, Caroline Crochet présentera le cas de Mehdi ; cet enfant de quatre ans est dans le refus d’un Autre trop réel. Par la violence, les cris, une constante agitation, il se protège de cette présence trop angoissante. Ses parents ne le supportent plus. L’école ne l’accueille que deux heures et demi par jour en présence d’une AVS qui éprouve des difficultés à travailler avec l’enfant. Parce qu’il est urgent alors de le dégager de ce climat délétère, la rencontre avec une psychologue a eu lieu en juin dernier. Nous allons retracer ce petit bout de chemin que Mehdi emprunte depuis un an. Tout d’abord rejetée, nous verrons comment progressivement la psychologue est accueillie par Mehdi pour devenir un support, semble-t-il, au traitement de la jouissance.

Ce séminaire est organisé par Martine Desmares et Jean-Yves Vitrouil.

Il aura lieu les samedis 11 octobre 2014, 29 novembre 2014, 10 janvier 2015, 14 février 2015, 18 avril 2015,  30 mai 2015 ANNULÉ et reporté au 13 juin 2015 de 15h à 17h.

UCID, Hôpital Pierre Janet , 47 rue de Tourneville, 76600 Le Havre.
Consulter le Plan d’accès

Pour participer, il est nécessaire de s’inscrire :

Martine DESMARES 02 35 20 11 11

Jean-Yves VITROUIL 06 08 41 23 78

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