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Publié le dimanche 1er novembre 2020

Séminaire de l’ACF 2020-21 - Rouen

Séminaire interne : Que devient la jouissance dans l’expérience analytique ?

Les samedis 5 décembre 2020, 6 février, 10 avril et 19 juin 2021 - 14h30

Cette année, de nouveau, nous avons décidé de poursuivre le séminaire interne de l’ACF en Normandie.

L’an passé nous avons lu les trois conférences de Jacques-Alain Miller à Salvador de Bahia publiées en français sous le titre L’os d’une cure.

« Au milieu du chemin, se tient une pierre » était notre fil posé dès l’entrée de la première conférence. Il y a le chemin, « un chemin de parole » dit-il, désignant en une image le parcours d’une cure, faite de paroles. Prenant appui sur la découverte freudienne, et donc les textes de Freud, et sur l’enseignement de Jacques Lacan, dont il décrypte pour nous pas à pas la progression, Jacques-Alain Miller dégage cet os, os de la cure. « Il y a un os » dit-il dès la première phrase.

La dernière conférence souligne cette importance du facteur d’inertie qui fait de toute cure un trajet, mais un trajet qui dessine un point qui ne bouge pas, le point singulier du sujet.

Lors de notre dernière rencontre, Marie Izard avait terminé en commentant avec le texte freudien la remarque de Jacques-Alain Miller à propos du fameux « masochisme féminin » qui est une des modalités de la persistance de la jouissance dont Freud donne des exemples. Jacques-Alain Miller donne cet exemple pour souligner le « être le ou la partenaire symptôme » de quelqu’un. Ce reste fait d’inertie qui ne change pas ou peu malgré l’analyse. Est ce un symptôme ? Définissant une analyse infinie ? Jacques-Alain Miller nous invitait à un retournement de la perspective pour préciser que dorénavant « l’os d’une cure, c’est le symptôme, précisément le partenaire-symptôme, c’est-à-dire un mode de jouir1. » - « Aucun désinvestissement (libidinal) ne peut empêcher que reste le symptôme comme mode de jouir2. »

C’est la suite de « L’Orientation lacanienne » comme Jacques-Alain Miller intitule son cours, sur ce sujet que nous vous proposons d’explorer.

La formule de l’an passé de s’appuyer sur des textes d’orientation psychanalytique et la lecture de témoignages de passe, qui a fait ses preuves, sera notre format.

Le fil du texte d’appui sera les séances du cours de Jacques Alain Miller de 2008-2009 « Choses de finesse en psychanalyse » publiées dans La Cause freudienne n° 71, 77, 87 et 92 et que l’on peut aussi télécharger en format PDF.

L’idée est toujours de trois séances, chacune soutenue par un membre de l’ECF, et quelques autres, bien sûr. Puis encore une, une quatrième, un peu différente, qui devrait permettre à Marie-Claude Sureau, AE en exercice, de nous livrer sa réflexion à propos d’un point qui lui paraît témoigner du vif de son expérience.

Catherine Grosbois, déléguée régionale de l’ACF en Normandie.

Notes :
1 Miller J.-A., L’os d’une cure, Navarin, Novembre 2018, p. 72.
2 Ibid., p. 73.




- Samedi 5 décembre :

Choses de finesse en psychanalyse


Nous étudierons deux leçons du cours de Jacques-Alain. Miller de 2008 (les 10 et 17 décembre 2008), publiées dans le n° 71 de la Revue La Cause Freudienne, commentées par Marie-Hélène Doguet.
Elles seront illustrées par les témoignages de la Passe de Clotilde Leguil, présentés par Catherine Grosbois qui justifie ainsi son choix :

" J’ai choisi les témoignages de passe de Clotilde Leguil, car celui que j’avais entendu à Barcelone en 2018 m’avait laissé un souvenir d’angoisse, mais aussi de clarté.
Clotilde Leguil est membre de l’ECF, enseigne au département de psychanalyse de l’Université Paris VII, elle est publiée dans notre revue Letterina. Elle publie aussi des livres, où le point de vue psychanalytique est foncier, sans être forcément au premier plan.
Ce qui m’accroche est le paradoxe d’un témoignage personnel de quelqu’un qui enseigne, un auteur. J’en ai retenu deux, l’un publié dans le numéro 52 de la revue Ornicar ? , et l’autre dans la Revue La Cause du Désir n° 100.
Mais je n’ai pas oublié ma question de départ, et j’ai choisi de vous parler aussi d’un article paru dans le n° 94 de La Cause du Désir, « Le sein lacanien », et enfin d’une leçon de son cours de 2016 paru dans notre revue, Letterina 72, « Le paradoxe du savoir analytique ». Ils m’ont paru éclairer le cheminement du sujet de l’inconscient sur ce chemin pierreux de l’analyse, et témoigner de l’orientation qui peut être tirée de ce qu’une analyse enseigne quand on s’applique à étudier la psychanalyse. "


Les samedis 5 décembre, 6 février, 10 avril et 19 juin de 14h30 à 17h.

La crise sanitaire obligeant, La séance du 5 décembre s’effectuera par visioconférence zoom.

Maison de la psychanalyse en Normandie,
48 rue l’Abbé de l’Epée, à Rouen (76).
Consulter le plan d’accès ».

Participation aux frais : 5 € par séance, 20 euros pour les 4 séances 10 euros par séance, en raison des frais dû à l’organisation de la visio-conférence.

Ce séminaire est réservé aux membres de l’ACF-Normandie. Les non-membres qui souhaitent y participer peuvent adresser leur demande à Catherine Grosbois, déléguée régionale de l’ACF.

Envoyer un mail à Catherine Grosbois

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