Chemins d’enfance - Verneuil d’Avre et d’Iton

L’association Chemins d’enfance vous invite...

Samedi 2 décembre - 9h45-11h - Verneuil d’Avre et d’Iton

Dimanche 26 novembre 2017, par MB // Rencontres






L’association Chemins d’enfance vous invite aux « Samedis de la petite enfance » à Verneuil d’Avre et d’Iton le samedi 2 décembre - rencontre - échanges - sur le thème :

« L’enfant p’tit curieux.

Comment répondre aux questions des enfants sur la sexualité ? »


Enigmes du coté de l’enfant, embarras parfois du coté des parents, désir de trouver les mots justes pour aider l’enfant à grandir et s’épanouir, et l’avertir qu’il faut aussi parfois savoir dire non … !

Cette matinée sera l’occasion d’échanger à partir des questions et expériences des participants.

Dans l’après-coup...


Nous avons commencé par poser quelques repères, importants pour situer ce qu’on appelle la « sexualité » de l’enfant : Dès la naissance, le corps du tout-petit est l’objet de soins de la part de ses parents. D’autre part, on lui parle –et on a parlé de lui déjà depuis qu’il s’est annoncé !

Tous ces soins particularisés permettent que l’enfant se sente l’objet d’une attention particulière, et lui donnent l’occasion d’éprouver du plaisir, dans son corps et dans la relation qui se noue avec les autres.

Le nourrisson se fait entendre par ses cris. La mère, le père, interprètent ses cris comme des appels, et lui donne du sens : il a faim, il a sommeil, … etc. Ils décodent donc les besoins de leur tout-petit en les accueillant avec leurs propres mots, ils attribuent à leur petit une intention de dire. L’enfant rentre alors dans un circuit d’échanges et de demandes qui l’amèneront rapidement à vouloir parler à son tour.

Le corps est marqué ainsi de zones dites « érogènes » (la bouche, l’anus, le sexe) qui sont sources de plaisir quand elles sont stimulées.

L’enfant demande à son parent d’être nourri, puis le parent demandera à l’enfant d’être propre quand il sera un peu plus grand. Il y a là donc des demandes qui s’inversent, c’est important. Cet adulte s’adresse aussi d’emblée à l’enfant par la voix et le regard, qui marqueront son désir. Un circuit entre besoin, désir et demande s’instaure, autour de la rencontre du corps et du langage chez le tout-petit, et donne sa marque humaine au petit d’homme, lui dessinant un corps sexué qui viendra à la rencontre de l’anatomie de l’enfant.

La discussion fut très riche, très vivante entre les participants : les jeux à tonalité sexuelle sont ils normaux entre les jeunes enfants, au sein d’une fratrie par exemple ? Faut-il les limiter ou les interdire ? A quel âge ? Quelle place aura l’intervention de l’adulte dans le devenir de ces jeux ?

Il est clair que l’enfant repère qu’il peut aussi éveiller le trouble chez l’adulte, avec cette émergence de jeux sexuels dès l’enfance que l’adulte a refoulé pour son propre compte et dont le surgissement chez sa progéniture l’étonne souvent !

Nous avons marqué que le « non » proféré de l’adulte face à la sollicitation de l’enfant sera crucial pour qu’il sache qu’il y a là une limite. Cette découverte du corps va devoir entrer en sommeil pendant la phase dite de latence –phase durant laquelle l’enfant investira le savoir, sublimant ces préoccupations autour du corps dans l’envie de savoir et le désir de grandir. Il aura en poche ces premiers tâtonnements et ces premiers émois, pour aborder les tumultes de l’adolescence quand le moment sera venu.

Mais notre monde de consommation laisse passer des messages à l’enfant, où la tétine par exemple rivalisera pour être la plus belle au rang des objets enviables par leurs formes, leurs couleurs, leurs messages craquants… qui ne pourront qu’inciter les parents à offrir à leurs chérubins ces si mignons objets, pouvant induire des fixations à cet objet oral qu’on retrouve plus tard dans certaines addictions de la sphère orale !

Nous avons conclu, en soulignant le rôle primordial de l’adulte, qui permet à l’enfant de consentir à céder sur ces objets lui procurant de la jouissance (jouissance qui risque toujours de virer à l’excès), -consentement qui ne va pas sans frustrations que les adultes devront aussi assumer- céder donc sur ces premiers objets et les échanger pour de nouveaux plaisirs lui donnant envie de grandir et s’identifier aux grandes personnes qui l’entoure.

Laurence Morel

Télécharger l’affiche :

Samedi 2 décembre de 9h45 à 11h

« Les Petits Pas »
126 place Saint-Jean – Verneuil-sur-Avre (27)
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Ouvert à tous, participation libre ou adhésion à l’année à l’association Chemins d’enfance

Renseignements :
Laurence Morel, présidente de Chemins d’enfance et membre de l’ACF-Normandie
06 76 48 59 41



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