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Publié le mercredi 29 novembre 2017

Nouveau Réseau CEREDA « Le Petit Prince »

Enfants violents

Les lundis 11 déc. 2017, 8 janv., 15 janv., 12 fév., 19 fév., 19 mars, 16 avril et 11 juin, 4 juin 2018 - 20h30

Pour cette année 2017-18, le travail du groupe « Le Petit Prince » est essentiellement axé sur le thème proposé par Jacques-Alain Miller dans son texte « Enfants violents1 ».

Chaque séance de travail s’organise en général en deux temps :

  • Une partie théorique
  • Une partie clinique – construction de cas

Notes :
1 Enfants violents sera le thème de la 5e journée de l’Institut de l’Enfant qui aura lieu en mars 2019.

- Lundi 11 décembre
Lors de cette première séance de travail, nous terminerons le livre de Jean-Claude Maleval, Logique du délire*, avec une conversation sur l’échelle des délires avec Martine Beuzelin, Jocelyne Hourdin, Emilie Lemay et Sylvie Vitrouil.
Ensuite nous élaborerons le programme de l’année.

* Maleval Jean-Claude, Logique du délire, Masson, 2004 ou Presses Universitaires de Rennes, 2011.

- Lundi 15 janvier
Lors de cette seconde séance de travail, nous étudierons le texte de Jacques-Alain Miller, « Enfants violents ».

- Lundi 19 février
Pourquoi Freud est-il amené à chercher un au-delà du principe de plaisir qui le conduit en 1920 à postuler l’existence de la pulsion de mort ? Comment la présente-t-il dans « Au-delà du principe de plaisir* » ? L’étude de ce texte apportera quelques réponses. Que deviendra cette notion présentée alors comme une hypothèse spéculative dans la suite du travail de Freud ? Martine Beuzelin retracera les grandes lignes de l’histoire de cet étonnant concept de « pulsion de mort » dans l’œuvre de Freud.

Ensuite, Caroline Crochet présentera le cas de Léa. Chez la nourrice, à l’école, au centre aéré, Léa, 6 ans, ne supporte pas les autres enfants. Agacée par leur simple présence, elle les frappe, les insulte, comme pour s’assurer de mettre à distance toute demande, tout désir. Lors de notre rencontre, Léa, résignée, se décrit comme une enfant méchante, fourbe. Comment peut-elle se soustraire à ces signifiants ? Comment notre rencontre peut permettre à Léa de se dégager peu à peu de l’étreinte pulsionnelle et la laisser envisager des relations sociales plus apaisées ?

* Sigmund Freud, « Au-delà du principe de plaisir » (1920), Essais de psychanalyse, Petite Bibliothèque Payot, 1997.

- Lundi 19 mars
En suivant l’orientation donnée cette année par J.-A. Miller, Martine Desmares s’appuiera sur le texte de Jacques Lacan, « L’agressivité en Psychanalyse1 », pour éclairer les notions d’ambivalence, amour-haine qui conduiront Lacan à élaborer son concept d’hainamoration dans Encore2.
Le texte de 1948 sur la question de l’agressivité et de la haine qui garde au XXIe siècle une actualité étonnante, démontre ce surgissement de violence aux formes variées. Mais le nœud central de l’agressivité, Lacan le réfère aussi au complexe d’intrusion remarquablement observé par la vignette clinique de Saint-Augustin qu’il décrit en 1938 dans « Les complexes familiaux3 » et qui le conduira à saisir le concept de jalouissance : l’enfant spectateur exilé pâlit de jalousie. Lacan origine la Jouissance et l’agressivité à cette première rencontre où d’un regard, l’observateur saisit une image de complétude qui lui échappe.
Comment saisir dans la clinique des enfants violents, ce qui surgit comme symptôme articulé à ce désenchantement ? Quelle que soit la place de l’enfant dans le désir des parents, l’analyste parie sur une possible position d’énonciation de l’enfant, pour se départir du signifiant qui l’afflige « violent », « jaloux », « méchant ».

Ensuite, Sylvie Leprovost présentera le cas de Louisa qui, faute d’un étayage paternel n’a connu que violences dans la vie sentimentale de sa mère. Elle ne sait comment se débrouiller de sa féminité.
C’est ainsi qu’elle engage son être dans une succession d’épisodes et de mises en danger. Amoureuse, elle agit au péril de son intégrité.
Passages à l’acte, violences agies et subies jalonnent son existence.

Notes :
1 Lacan Jacques, « L’agressivité en psychanalyse » (1948), Ecrits, Le Champ Freudien, Seuil, 1966
2 Lacan Jacques, Le Séminaire, Livre XX, Encore, Le champ Freudien, Seuil, 1975
3 Lacan Jacques, « Les complexes familiaux dans la formation de l’individu » (1938), Autres Ecrits, Le Champ Freudien, Seuil, 2001

Dans un premier temps Jean-Yves Vitrouil abordera le dixième point évoqué par Jacques-Alain Miller dans son texte : « Enfants violents ». A propos de la violence dans l’imaginaire, Jacques-Alain Miller cite deux textes de Jacques Lacan : « Le stade du miroir1 » et « L’agressivité en psychanalyse2 ». Nous nous livrerons à une étude de ces deux textes en les croisant avec un des chapitres des « complexes familiaux3 » : « Le complexe d’intrusion ».

Ensuite, Emilie Lemay présentera le cas de Clara, âgée de 9 ans, qui est accueillie à l’hôpital de jour depuis le mois de février 2017. Clara est envahie par un Autre féroce qui la fait dire et agir violemment. Nous essaierons de repérer, à travers son discours, ses mises en scène, comment elle tente de se construire en tant que sujet.

Notes :
1 Lacan Jacques, « Le stade du miroir » (1949), Ecrits, Le Champ Freudien, Seuil, 1966
2 Lacan Jacques, « L’agressivité en psychanalyse » (1948), Ecrits, Le Champ Freudien, Seuil, 1966
3 Lacan Jacques, « Les complexes familiaux dans la formation de l’individu » (1938), Autres Ecrits, Le Champ Freudien, Seuil, 2001

Ce groupe de travail est organisé par Sylvie Vitrouil et Jean-Yves Vitrouil.

Il aura lieu les lundis 11 décembre 2017, 8 janvier, 15 janvier, 12 février, 19 février, 19 mars, 16 avril et 11 juin, 4 juin 2018 de 20h30 à 22h30.

UCID, Hôpital Pierre Janet , 47 rue de Tourneville, 76600 Le Havre.
Consulter le Plan d’accès

Pour participer, il est nécessaire de s’inscrire :

Sylvie VITROUIL 02 35 42 19 21

Jean-Yves VITROUIL 06 08 41 23 78

Pour obtenir des renseignements complémentaires envoyer un mail à



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