Université Populaire Jacques-Lacan

IRONIK ! Le bulletin Uforca

Numéro 23 – avril 2017

Samedi 15 avril 2017, par MB // IRONIK !, le bulletin Uforca


Marlène Raymaekers, Entente profonde, 2004.





De belles rencontres



Chers lecteurs,

Le dimanche 8 novembre 2009, Jacques-Alain Miller créait l’Université Populaire de Psychanalyse Jacques Lacan, dans les suites des 38e Journées de l’École de la Cause freudienne. Très vite après, Christiane Alberti en inaugurait le bulletin électronique. Elle m’en confiait plus tard la responsabilité, confirmée par la confiance du conseil d’administration d’Uforca. Le premier numéro d’Ironik ! est arrivé dans vos boîtes mail en septembre 2014. Vingt-deux numéros plus tard, il est temps pour moi aussi de transmettre le flambeau. C’est désormais Alice Delarue qui en sera la rédactrice. Sa réponse, immédiatement décidée et joyeuse est une indication : elle saura mettre sa patte, sa fantaisie, son désir au service d’Ironik !. Que les trous dans le savoir qu’elle rencontre, en lien avec les questions au travail dans l’UPPJL l’oriente dans son travail de rédactrice est tout le mal que je souhaite à ses lecteurs, dont je serai dorénavant la première représentante ! Merci à toute l’équipe de correspondants d’avoir joué le jeu. Merci à Michèle Harroch, à Marie-Catherine Mériadec et à l’équipe d’édition pour son travail efficace, souvent dans l’urgence, mais toujours vigilante à ne rien lâcher du sérieux à transmettre. Merci à nos lanceurs d’alerte. Merci à Myriam Chérel pour ses entretiens, au plus vif de la transmission de la psychanalyse. De belles rencontres...

Ironikement vôtre, Marie Laurent

Chers lecteurs,

Marie Laurent ne vous dit pas qu’elle laisse un superbe cadeau de départ : le nouveau site Uforca sur lequel vous allez avoir le plaisir de naviguer. La nouvelle rédaction est déjà à pied d’œuvre pour poursuivre le travail engagé, dans l’esprit « offensif mais non polémique » d’Ironik !, qui vise à « débusquer la jouissance à l’œuvre à la racine de tous les discours », comme l’indiquait Marie Laurent dans son tout premier éditorial. Nous aurons à cœur de continuer à vous proposer à la fois des travaux marquants issus des Sections cliniques, et des chroniques interprétant au plus près les discours contemporains, sans oublier l’incontournable « Lacan sens dessus-dessous ». Ce 23e numéro d’Ironik !, nous l’avons souhaité en résonance avec l’actualité brûlante de la mobilisation des psychanalystes contre Marine Le Pen. Vous le lirez notamment sous la plume des lanceurs d’alerte Jacqueline Dhéret et Pénélope Fay, dans l’interview de Laetitia Jodeau-Belle par Myriam Chérel, mais aussi dans les textes d’études, qui démontrent tous à leur manière l’amour de la psychanalyse pour la différence et la singularité dans la manière d’y faire avec la sexuation et la rencontre amoureuse.

Ironikement vôtre, Alice Delarue

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Le billet du cartel

Pour le parlêtre, pas de savoir dans le réel qui concerne la sexualité, ni d’instinct qui dirige vers le partenaire. Alors, sur quoi se fonde la rencontre amoureuse ? Ce numéro d’Ironik ! nous répond : le phallus, le fantasme, le symptôme.

Pour les deux sexes, la rencontre se déroule sous la bannière du phallus, signifiant du désir, à la fois masque et cause, où chacun est invité « au bal de l’Autre ». C’est « Le grand moment du phallus ». Autre que chacun, côté homme ou côté femme, cherche à atteindre, avec l’appui de son fantasme. C’est le tour nécessaire par « Le fantasme et au-delà ».

Fantasme qui voile que le partenaire fondamental du sujet est foncièrement le symptôme, ainsi que le déplient les « Variations sur l’amour ». Celles-ci nous emmènent aussi au cinéma, où le film Her met en évidence comment une solution moderne, un temps satisfaisante, ne peut que rater...

La rencontre amoureuse est toujours en lien avec les premiers objets d’amour que sont la mère et le père. De ne pouvoir quitter ce lien, ou d’en être déçu, a des conséquences cliniques. L’amour peut virer au ravage quand une mère reste l’unique partenaire de sa fille. « Le féminin dans la mère » nous le déplie.

Quand le père déçoit, une jeune fille peut choisir l’homosexualité et prendre appui sur le fétiche, pour lui montrer comment on aime une femme. Lecture nous en est donnée avec « La logique du fétiche dans le cas de la jeune homosexuelle ».

L’amour, et la contingence de la rencontre amoureuse, n’ont pas fini de nous faire parler...

Myriam Papillon

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Sommaire :

TRAVAUX D’UFORCA


Variations sur l’amour
Sonia Chiriaco, invitée de la section clinique de Nantes

« Je vais vous parler d’amour. “On ne parle que de ça depuis longtemps, de l’Un” dit Lacan. En parle-t-on aujourd’hui comme au temps de Freud, ou au temps du Lacan du Séminaire sur Le transfert – votre thème de l’année – ou même au temps du Lacan du Séminaire Encore, en 1973 ? » Lire la suite »

Le « grand moment » du phallus
Romuald Hamon, section clinique de Rennes

« En étudiant le deuxième des six paradigmes de la jouissance présentés par Jacques-Alain Miller, j’ai décidé de m’orienter pas à pas pour y interroger le “grand moment du phallus” ; phallus qui en est la clé de voûte car il articule la présence du sujet au langage et noue le rapport du sujet à l’Autre… » Lire la suite »

Le fantasme et au-delà
Laurent Dupont, invité de la section clinique de Nantes

« Partons de la célèbre formule de Lacan : $ ˂˃ a. S, c’est le sujet. Il est barré du fait de l’inconscient qui inscrit clairement que là où il “est”, il ne pense pas et là où il “pense”, il n’est pas, c’est là la reprise lacanienne du cogito de Descartes… » Lire la suite »

Le féminin dans la mère
Jessica Choukroun-Schenowitz, section clinique de Nice

« Le ravage, s’actualisant dans le rapport d’une fille à sa mère, s’illustre lorsque la mère demeure l’unique partenaire de la fille, barrant ainsi l’accès à la féminité et endommageant du même coup la maternité… » Lire la suite »

Logique du fétiche dans le cas de la jeune homosexuelle de Freud
Camille Monribot, section clinique de Rennes

« Il s’agit d’une jeune fille de dix-huit ans, belle et intelligente, de classe sociale élevée, que Freud reçoit à la demande de ses parents auxquels elle cause des soucis : elle fréquente une femme de dix ans son aînée, une demi-mondaine qualifiée de “cocotte” à l’image scandaleuse, qui se prostitue avec hommes et femmes… » Lire la suite »


NOS LANCEURS D’ALERTE


SANS PRE-JUGER !
Pièges et trucages
Jacqueline Dhéret

« Pour capter l’électeur, Marine Le Pen met en place les subterfuges par lesquels l’hameçon suivra nécessairement l’asticot. Elle sait trouver les petites révélations insignifiantes et spectaculaires, style “abattoirs de viandes hallal”, qui garniront la devanture… » Lire la suite »

L’AMOUR EST UNE MARGUERITE
Dans la cour de l’école
Pénélope Fay

« Les élections présidentielles et les débats qui les préparent n’échappent pas aux enfants. Ça parle autour d’eux. Et certains n’hésitent pas à questionner ces noms qui agitent les adultes. L’autre jour, j’ai entendu l’un d’eux demander à son père : “C’est qui Marine Le Pen ?”... » Lire la suite »

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