Séminaire interne 2016-17 - Rouen

Etude de « L’envers de la biopolitique », un livre d’Eric Laurent

Les samedis 19 nov., 28 janv., 4 mars, 13 mai, 17 juin de 14h30 à 17 h

Dimanche 30 octobre 2016, par BB // ACF-NORMANDIE


Petit argument du Séminaire Interne de l’ACF Normandie par Serge Dziomba

Le livre d’Éric Laurent L’envers de la biopolitique, une écriture pour la jouissance sera le fil conducteur du Séminaire interne de l’ACF Normandie. « Biopolitique » est l’un des noms pour désigner la forme contemporaine du discours du maître. Son envers, le discours de l’analyste, est ici convoqué pour un examen des conditions internes de l’exercice psychanalytique : soit les façons de prendre en compte ce qui traumatise les êtres parlants.

Éric Laurent montre le corps comme à la fois source de ce trauma et lieu d’où parle ce trauma. Le XXIe siècle a fait muter la pratique de la psychanalyse à partir du corps « qui se jouit », ce qu’enseigne Jacques-Alain Miller.

Alors de quel corps parlons-nous lorsque ce n’est pas celui défini par l’image ? Celui d’avant l’image donc. Mais quel est ce corps ? Cette question peut permettre de considérer une psychanalyse comme une tentative orientée d’écrire ce qui du symptôme subsiste et peut, comme le dit Éric Laurent, « s’écrire autrement, produire des effets de création ».

Un cartel sera à la manœuvre afin de soutenir l’élaboration du Séminaire interne.

Dans l’après-coup...


Trois contributions émanent des membres du cartel dédié à l’étude engagée par le Séminaire interne. Trois petits écrits rédigés un par un. J’y vois un souci d’Ecole, de transmission, l’indication d’un désir marqué pour l’étude de la psychanalyse. Trois petits mots, tels qu’ils m’ont été adressé.

Serge Dziomba, Plus-Un du cartel, responsable du Séminaire interne


Le séminaire interne à la lumière du cartel


« Cartel à ciel ouvert »


« Cette formule traduit bien ce qu’il en est du pari de cette modalité de mise au travail. Le Séminaire interne, comme lieu d’enseignement, de réflexion, fait moteur pour nous, membres du cartel, y étant dédié.

Nous nous sommes lancés dans l’idée de soutenir une transmission, saisir la formidable occasion de travailler nos questions, un peu en coulisse. Puis le chemin nous a menés sur le devant de la scène. Le fruit de notre travail, de nos échanges, a dû et doit être formulé, reformulé, retravaillé pour pouvoir toucher au bien-dire, être écrit, puis transmis aux participants du Séminaire Interne.

En cartel, croisement de nos modes de compréhension ou de nos points aveugles, les signifiants utilisés par l’un pour tenter de mieux saisir tel ou tel point peut faire vaciller une manière d’entendre ou faire émerger une nouvelle façon de saisir ce qu’il en est du parlêtre, de la jouissance, du corps, etc. pour un autre.

La présentation en public de notre cheminement constitue un pousse-au-travail, les échanges lors des séances de Séminaire, poussent au désir. Car bien sûr, là aussi, nos élaborations viennent rencontrer celles des participants, et les mêmes effets d’éclairage ou de questionnement ont lieu.

Au fond, cette modalité de travail pour le Séminaire interne nous amène, nous cartellisants, à remplir un rôle de débroussailleurs de ce texte si dense d’Éric Laurent, porté par tant de références et de retours aux différents moments de l’enseignement de Lacan. Nous avons à chercher, et à mettre en exergue, les signifiants qui portent le cheminement ».

Christelle Pollefoort



 « Le Séminaire interne est le fruit d’un travail de cartel. Ce cartel réunissant 3+1 personnes est donc une élaboration à ciel ouvert permettant à chacun d’avancer sur sa question à travers la lecture et le déchiffrage du livre d’Éric Laurent, L’envers de la biopolitique. Une écriture pour la jouissance. Cette modalité d’étude convoque le désir de chacun, le désir de comprendre, de clarifier et de savoir mais pas tout. Cela n’est pas une élaboration que le savoir vient obstruer mais une découverte orientée restant ouverte. Le travail d’écriture que nécessite les séances de Séminaire interne permet alors d’ordonner, de clarifier et d’approfondir un certain nombre de concepts psychanalytiques et de la fin de l’enseignement de Jacques Lacan éclairée par Jacques Alain Miller et Éric Laurent, nos boussoles. Le Séminaire interne devient alors le résultat de ce travail pas à pas où avec les participants tourne la fonction Plus-Une ». 

Elodie Guignard



« « Cartel à ciel ouvert » est le signifiant avec lequel nous épinglons la modalité particulière de travail dans laquelle nous sommes engagés depuis un an. Notre cartel, constitué par un groupe de 3+1, ne se déroule pas dans le huis clos habituel d’un groupe de cartellisants. Nous pourrions dire que notre cartel est structuré ainsi : 3+1 (+1). (+1) est constitué par les participants au Séminaire interne à qui nous donnons rendez-vous plusieurs fois dans l’année pour traiter un ou plusieurs points tirés du texte d’Éric Laurent, L’envers de la biopolitique. Ce (+1) est présent à chacune de nos réunions de travail sous les espèces d’un Autre qui nous impose d’être audible dans ce que chacun a décidé de travailler et de présenter. Ce (+1) est dans une position tierce, tierce entre chacun des trois cartellisants et le +1 de notre groupe en tant que le +1 s’emploie à réserver une issue au travail de chacun comme proposition faite au (+1). Ce dernier se trouve devenir, dans le cadre du Séminaire interne, le +1. 4 (3+1) + 1. Le (+1) du Séminaire interne devenant le +1 de notre cartel à ciel ouvert. Nous avons à donner à notre travail une issue pour chaque séance de séminaire interne. Soit une issue par chapitre soutenu en cela par le +1. Lors de nos séances de travail nous expérimentons in vivo ce qu’Éric Laurent peut dire du sens commun : il n’y en a pas. Et c’est là tout l’intérêt du travail. Nous nous arrêtons sur les écarts de compréhension de chacun quant à ce qui est lu du texte, quant à ce qui semble convenu chez chacun de nous. Ces signifiants nous impactent de façon particulière, nous discutons de leurs effets. Ces effets sont singuliers, ils nous font différer. Un sens commun est parfois là d’emblée, nous en convenons, d’autre fois il se construit dans l’échange entre corps parlants. Des effets d’insight se manifestent et participent de l’enthousiasme. D’autre fois l’insight qui a surgi pour l’un ne résiste pas à l’échange et l’ombre vient voiler de nouveau la zone qui s’était éclaircie dans l’intimité. Une zone ombragée à laquelle il faut consentir. C’est la dimension du pas tout comprendre ou la dimension du remettre à plus tard. Et en effet une zone d’ombre vient à s’éclairer plus tard dans le texte ou pas. Il y a là, il me semble, quelques analogies avec l’analyse. J’ai d’ailleurs pu mesurer combien mes expériences d’analysant et de cartellisant sont étroitement liées. Et en effet il s’agit du même corps parlant pris dans une expérience et dans l’autre. Il y a eu parfois comme des échos entre les deux, notamment autour du concept de lalangue qui en même temps qu’il s’éclairait en cartel, du côté d’un certain savoir, un savoir théorique, prenait corps dans mon expérience d’analysant en tant que savoir insu ».

David Coto

- 19 novembre :
Cette première séance portera sur cette problématique soulevée dans l’Introduction du livre.

- 28 janvier :
Cette séance sera consacrée au chapitre « Le corps entre vide et excès ».

- 4 mars :
Lors de cette troisième séance, le cartel présentera, commentera, mettra à ciel ouvert son travail autour du chapitre 2 « Ce qui fait symptôme pour un corps ».

- 13 mai : pas de séance ; séance reportée au 17 juin

- 17 juin :
Nous étudions pour cette séance le chapitre « La jouissance du corps soutient le symptôme » (pages 69 à 84).
Que se passe-t-il à partir du moment où Lacan « ne se règle plus sur le langage mais sur lalangue conçue comme une sécrétion d’un certain corps et qui s’occupe moins des effets de sens qu’il y a que des effets qui sont des affects » ?
Cette question traverse le chapitre objet de notre rencontre.
Le cartel est au travail dans le cadre du séminaire interne. Nous en proposerons des effets, nous les soumettrons à la conversation.

Serge Dziomba

Ce séminaire est organisé par un cartel composé de David Coto, Elodie Guignard, Christelle Pollefoort, Plus-Un Serge Dziomba.

Il aura lieu les samedis 19 novembre 2016, 28 janvier, 4 mars, 13 mai, 17 juin 2017 de 14h30 à 17 h.

Maison de la psychanalyse en Normandie,
48 rue l’Abbé de l’Epée, à Rouen (76).
Consulter le plan d’accès ».

Participation aux frais : 5 € par séance, 20 euros pour les 4 séances.

Ce séminaire est réservé aux membres de l’ACF-Normandie. Les non-membres qui souhaitent y participer peuvent adresser leur demande à Marie-Hélène Doguet-Dziomba, déléguée régionale de l’ACF.

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