Séminaire ACF 2016-17 - Rouen et Le Havre

Atelier clinique – Cas par cas

Les mardis 11 oct., 15 nov., 6 déc., 24 janv. 31 janv., 7 mars et 2 mai

Mercredi 7 septembre 2016, par BB // ACF 2016-17 : les archives


L’atelier clinique s’articule à chaque séance autour d’un cas clinique ou littéraire rédigé par un des participants désireux de le faire.
Après lecture de celui-ci nous tentons de converser autour du texte proposé. Cette année nous orienterons nos échanges et analyses à partir de la clinique borroméenne, à savoir comment s’articulent le Réel, le Symbolique et l’Imaginaire pour un sujet.
Dans le cadre de ce groupe de travail à plusieurs on peut être simple auditeur, demander à recevoir le cas clinique à l’avance pour le travailler, participer à la préparation du débat, ou présenter un cas.

Comme c’est un atelier, on « bricole » à plusieurs, parfois même tous ensemble, en s’avançant dans des territoires parfois méconnus ; de questions en essais de s’y retrouver, il y a des ratés, autour des concepts que l’on tente d’apprivoiser, mais aussi des temps où quelque chose s’éclaire et on s’enthousiasme. Il s’en déduit du nouveau concernant le cas, et un enseignement pour les participants, dont la pratique s’en trouve modifiée.

Les personnes désireuses de participer, d’avoir de plus amples renseignements sur cet atelier ou qui souhaiteraient présenter un travail peuvent contacter l’une des responsables (voir coordonnées ci-dessous).

Six soirées sont prévues ; trois auront lieu à Rouen et trois au Havre :

- Mardi 11 octobre 2016 à Rouen à 21 h

Sylvie Vitrouil présentera une jeune fille, Elsa, qui se montre remarquablement active pour inventer un nouage lui permettant de se présenter au monde. Nous pourrons observer les chemins choisis pour faire avec le réel du corps : elle écrit, chante, monte sur scène, fait des films pour répondre et faire face au malaise et à l’embarras corporel que lui procure la présence d’un Autre trop présent ou trop anonyme.

- Mardi 15 novembre 2016 au Havre à 21 h

Marie-Claude Lardeux nous exposera un cas clinique de sa pratique en milieu carcéral. Monsieur A, qui a connu plusieurs périodes d’emprisonnement et d’hospitalisation après le déclenchement de sa schizophrénie, va se retrouver en rupture totale avec la société. Du petit délinquant de quartier il deviendra « le combattant djihadiste » sur une zone de guerre. Qu’est-ce qui avait pu faire basculer ce sujet psychotique dans la cause djihadiste ? Pourquoi le discours religieux toujours extrémiste lui permet-il aujourd’hui d’organiser son délire dans une interprétation davantage pacifiante ? Comment sont alors traités l’objet regard et l’objet voix quand il recourt au Dieu Absolu, au Un ? Être « salafiste » peut-il être une nouvelle nomination ?

- Mardi 6 décembre 2016 à Rouen à 21 h

Marie Neveu présentera le cas d’une jeune femme qui arrive chez la psychologue avec une question qu’elle pose sur son corps.La patiente souffre de mystérieux symptômes somatiques qui restent invisibles aux yeux des autres.
Nous pourrons observer la particularité des recherches incessantes que cette dernière donne à entendre autour de son corps, qui semble sur le devant de la scène ; un corps dont le maintien des contours ne semble pouvoir se faire qu’à grands renforts d’objets consommables jusqu’à la lie. C’est aussi en sollicitant le regard de l’Autre maternel et celui de ses thérapeutes que cette patiente se montre à la recherche de la vérité de son être souffrant …

- Mardi 24 janvier 2017 au Havre à 21 h

- Mardi 31 janvier 2017 au Havre à 21 h

Notre collègue psychologue nous présentera le cas de Madame T. La question sexuelle fait symptôme dans le quotidien de cette patiente. Cette dernière apporte à son analyste des théories et des interprétations autour de la séduction sexuelle comme pour traiter une forme d’érotomanie qui s’amorce à plusieurs reprises et qui se trouve apaisée par le travail de chiffrage effectué au cours des séances.
Le cas de Madame T nous enseigne avec beaucoup de finesse la manière dont le transfert peut être assumé avec un patient qui va vers une solution érotomaniaque.

- Mardi 7 mars 2017 à Rouen à 21 h

Béatrice Demuynk nous présentera le cheminement d’un sujet féminin qui achoppe dans sa relation à l’autre masculin et pour qui semble s’opérer un télescopage des places maternelle et féminine amenant à la certitude d’être l’objet de l’Autre. N’ayant pas à sa disposition une boussole phallique pour l’orienter dans son désir, ce sujet aménage des solutions imaginaires pour faire face aux moments de perplexité auxquels elle peut se trouver confrontée.

- Mardi 2 mai 2017 au Havre à 21 h

Alexia Hautot interviendra et nous présente ainsi son travail :
« J’ai vraiment un diable dans le corps », c’est ainsi que Julien va rapidement se présenter. Les séances vont lui permettre d’exprimer ce qui l’a nommé de manière ravageante, dès le ventre maternel. C’est envahi par la pulsion de mort qu’il a construit son rapport à l’Autre, aux autres. Une présence réelle semble nécessaire, faute de quoi il chute ; et les laisser-tomber se répètent.
Dans le cadre du travail mené, Julien vient mettre des mots et peut ainsi se sentir reconnu autrement que comme « objet déchet ». Il cherche à limiter sa jouissance et à se pacifier. "

A Rouen :
Maison de la psychanalyse en Normandie, 48 rue l’Abbé de l’Epée – Rouen.
Consulter le plan d’accès »

Au Havre :
UCID, Hôpital Pierre Janet, 47 rue de Tourneville, Le Havre (76)
Consulter le plan d’accès »

Renseignements :


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Participation aux frais : 5 € pour la soirée, 25 € pour l’année et pour l’ensemble des séminaires proposés par l’ACF-Normandie. Réduction de 50 % pour les étudiants.

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