Antenne clinique – Session 2016-17

Séminaires de l’après-midi

Lundi 22 août 2016, par MB // Session 2016-17


Les participants donnent un ordre de choix préférentiel entre les séminaires suivants :


Après le cours… (groupe A)

Nous proposons à ceux qui débuteraient dans la lecture de Freud et/ou de Lacan un groupe de travail pour éclaircir les principaux concepts auxquels il aura été fait référence lors du séminaire théorique du matin.
Nous partirons des interrogations des participants, puis tenterons au fur et à mesure d’élaborer des réponses. Dans la mesure du possible, des exemples cliniques pourront venir éclairer les points théoriques abordés.
Priorité sera donnée, mais non exclusivement, aux participants des première et seconde années.

Responsable : Jean-Louis Woerlé avec la collaboration de Marie Izard-Delahaye.


Séminaires de lecture de textes


Groupe T1 : Du point de capiton aux signifiants du transfert : théorie et clinique

Nous partirons des travaux cliniques présentés lors de la dernière journée de l’Uforca national, le 18 juin 2016, ainsi que du commentaire qu’en fit Jacques-Alain Miller. « Point de capiton », « sublimation », « signifiants du transfert » furent au cœur de cette conversation centrée sur six cas cliniques que nous étudierons ensemble, cette année, en prenant appui, notamment, sur la bibliographie et le texte de présentation rédigé par Gil Caroz. Cette étude nous permettra de préparer la prochaine Conversation Uforca qui aura lieu le 20 mai 2017, à Paris, sous le titre : « Signifiants du transfert ».

Responsables : José Luis Garcia Castellano et Eric Guillot


Groupe T2 : Lire Freud avec Lacan et Jacques-Alain Miller

Pour étudier la problématique des symptômes dans l’enseignement de Freud, nous proposerons aux participants de travailler avec eux en cartels autour des textes de Freud. Nous serons guidés dans notre travail par les conférences de J.-A. Miller parues dans Le symptôme-charlatan : « Le séminaire de Barcelone » et « Le symptôme : savoir, sens et réel ».
Dans son cours du 19 novembre 1997 « Le partenaire symptôme », J.-A. Miller dit ceci : « Une fois interprétée, révélée la vérité du symptôme, il s’évanouit. C’est la supposition initiale de Freud. Quand Freud a constaté qu’il n’en était pas ainsi, il s’est précisément lancé dans la création de divers concepts […] pour rendre compte du caractère inopérant de sa supposition initiale. Cette série a invité Lacan à un passage à la limite, qui va en sens contraire du symptôme comme vérité. C’est que le symptôme n’est pas un dysfonctionnement, mais un fonctionnement. Il ne s’oppose pas au fonctionnement du champ du réel mais il participe à ce fonctionnement. […] Cette perspective peut se recommander d’Inhibition, symptôme et angoisse de Freud. […] Le symptôme désigne alors un mode de jouir. L’être parlant jouit selon un mode symptômatique. »
Nous lirons d’abord chez Freud Le mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient, l’article sur « Le refoulement », les conférences 17, 23 et 32, puis chez Lacan « La conférence de Genève ».

Responsables : Catherine Grosbois et Marie-Claude Sureau.


Séminaires d’élucidation des pratiques


Groupe P1 : Jouissance du regard, fragilité de l’image

L’expérience analytique nous enseigne que l’image du corps est une construction. Le secret de cette image est qu’elle est creuse, enveloppant et voilant un objet d’un type particulier, dégagé par Lacan dans le regard. La clinique nous montre à la fois la passion narcissique aveuglée pour cette image mais aussi sa fragilité.
Quels usages ou mésusages en fait le sujet dans les différentes structures cliniques ? Comment fait-il avec le regard qui est toujours primordialement le regard de l’Autre ? Quelles sont les incidences dans la clinique d’aujourd’hui de ce que Gérard Wajcman a repéré comme un nouveau régime du regard dans notre civilisation : un « regard généralisé » qui n’est plus « cadré » ni bordé mais qui répond à la voracité de « l’œil absolu », élevé à la « tyrannie de la transparence » ?
Quelles sont les inventions symptomatiques des sujets pris dans ce régime du regard ? Nous proposons aux participants de partir de leur pratique pour illustrer et élaborer ces questions.

Responsable : Marie-Hélène Doguet-Dziomba avec la collaboration de Laurence Morel.


Groupe P2 : Le symptôme, une clinique au un par un

Le symptôme pour la psychanalyse est un phénomène subjectif, il ne constitue pas le signe d’un dysfonctionnement organique ou psychique à éradiquer.
Au cours de son enseignement, Lacan, après avoir proposé une lecture du symptôme comme message à déchiffrer, comme « un vouloir dire », mettra l’accent sur la jouissance du symptôme, jouissance qui affecte le corps. La dimension de satisfaction pulsionnelle liée au symptôme avait été mise en évidence par Freud.
S’il s’agit d’extraire les signifiants du sujet et leur lien au symptôme, il s’agit aussi d’analyser la fonction du symptôme dans sa relation à l’Autre, dans sa rencontre avec l’indicible, le Réel, le symptôme comme événement de corps.
Comment s’attacher au singulier, au un par un, devant tous ces symptômes énoncés comme des identifications : phobiques, hypercatifs, dépressifs, alcooliques, toxicomanes, anorexiques, tous les dys-, etc ? Comment appréhender la particularité du symptôme dans la psychose ?
Comment orienter le travail, vers le réel, ou au contraire en veillant à ne pas déranger les semblants dont le sujet dispose ? C’est ce que nous explorerons cette année à partir des cas cliniques présentés.

Responsable : Francine Giorno avec la collaboration de Valérie Letellier.


Groupe P3 : Que pouvons-nous savoir des choix sexuels ?

Y a-t-il une préhistoire qui oriente le sujet dans ses élections sexuelles et amoureuses ?
Au travers des cas cliniques présentés nous nous efforcerons de repérer les coordonnées infantiles et familiales qui fonderont le scénario fantasmatique inconscient pour un sujet singulier, et comment ce sujet singulier se saisit à sa façon des signifiants qui l’accueillent.
La pulsion, le corps et le langage se tressent et une fiction se construit, trame avec laquelle le parlêtre se pare pour trouver son partenaire.
Nous pourrons aussi observer comment les enfants résolvent chacun de manière inédite leur rencontre avec le sexuel et ce que cela induit comme trace.
La cure analytique peut-elle ré-a-ménager ce qui conduit le sujet à des impasses répétées dans les avatars de sa vie amoureuse ?
Le cours de Jacques-Alain Miller « Le partenaire symptôme » nous éclairera dans notre recherche.

Responsable : Corinne Bognar avec la collaboration de Nathalie Hervé-Diop.

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