3e Journée de l’Institut de l’Enfant – UPJL

Interpréter l’enfant

Samedi 21 mars - Palais des Congrès - Issy-les-Moulineaux

Dimanche 21 septembre 2014, par MB // Rencontres d’hier


Interpréter l’enfant, c’est permettre à l’enfant et à son entourage de ne pas être enfermé dans un « je suis un enfant » ou « ce n’est qu’un enfant ». Car déjà, quel que soit son âge, son monde est plus vaste : ce que ses parents attendent de lui, leurs idéaux, mais aussi leurs blessures et leurs angoisses à son propos ; les mots et les choses qui, très tôt, comptent pour lui, mais aussi son « caractère » et ses « caprices », ses symptômes, signes quelquefois bruyants de son altérité.

Interpréter l’enfant, c’est isoler avec lui sa prise dans le discours, sa façon à lui d’être capturé dans ses réseaux ; c’est accompagner son effort pour s’extraire des significations trop lourdes qui pèsent sur lui, et des images trop fascinantes qui le fixent.

Interpréter l’enfant, c’est, pour le psychanalyste, pour le praticien orienté par la psychanalyse, prendre les initiatives qui permettent à l’enfant de s’en servir comme instrument pour s’avancer dans un monde où il n’y a pas la boussole qui dise quoi faire et quoi dire. Le psychanalyste a ici à choisir : se dispose-t-il comme « le gardien de la réalité » ou comme celui qui peut « communiquer un procédé », un savoir-faire, face aux moments de détresse ou de perplexité ?

La 3e Journée de l’Institut de l’Enfant est l’occasion de réfléchir sur notre pratique, non pour la standardiser, mais à titre d’échange d’expériences – en premier lieu dans les cures analytiques, mais aussi dans l’accueil et le traitement d’un enfant en institution.

Le statut de l’interprétation dans notre champ est décisif pour expérimenter les pouvoirs – et les limites – de la parole face aux forces plus obscures mises en jeu par les divers slogans, images et gadgets qui prolifèrent et créent les nouveaux entours de l’enfance.

Interpréter l’enfant au XXIe siècle , c’est donc indiquer en quoi notre usage actuel de l’interprétation porte à conséquence pour le statut de l’enfant dans notre monde, et pour la place à y faire à ce qui échappe aux normes.

*Cet argument est basé sur le texte d’orientation de Jacques-Alain Miller sur ce thème, prononcé lors de la 2e Journée de l’Institut de l’Enfant, et publié sous ce titre dans le volume Le savoir de l’enfant, paru aux éditions Navarin en 2013. Vous pouvez aussi le télécharger (voir ci-dessous).

CINQ AXES DE TRAVAIL

- INTERPRÉTER LES PARENTS
Ils sont là, présents ou absents, ils se plaignent de l’enfant, s’angoissent, se préoccupent, attendent des réponses. Avec les parents, nous parlons. Que disons-nous ? Que se répartisse ce qui, de cette plainte, de cette angoisse, de ce souci, revient à chacun ? Que soit dégagé un espace pour qu’advienne la parole de l’enfant ?

- CONSTRUIRE LE SITE DE L’INTERPRÉTATION
Que recueillons-nous du discours de l’enfant, que mettons-nous en valeur ? Comment nous repérons-nous avec lui dans ce qui règle et oriente son code ? Comment l’extraire comme sujet de la prolifération des images, des objets et des impératifs qui le bombardent ? Ou, à l’inverse, comment l’aider à surgir de leur grande carence ?

- L’INTERPRÉTATION EN JEU
La présence des jeux, des dessins, des pantomimes de l’enfant, indique-t-elle la nécessité d’une technique particulière de l’interprétation dans les cures avec les enfants ? Cette question a fait l’objet de vifs débats aux commencements de la psychanalyse d’enfant. Comment résonne-t-elle aujourd’hui ?

- DES MOTS, DES LETTRES… ET DES DRÔLES D’OBJETS
Des lallations qui se font entendre, la surprise d’un mot nouveau qui jaillit, une équivoque qui résonne et donne du grain de lettre à moudre : comment le psychanalyste va-t-il porter la parole de l’enfant et isoler les mots qui portent ? Comment fait-il ponctuation quand ces étranges objets dits par Freud « pulsionnels » montent sur la scène et pèsent de leur poids de jouissance ?

- NOS INITIATIVES
Révéler ce qui est caché ? Déplacer ce qui est fixé ? Lire ce qui est écrit ? Scander le discours ? Couper dans le flux ? Au côté de l’enfant, le praticien choisit son intervention, guidé à la fois par ce qu’il vise et par le « au petit bonheur la chance » de la parole et du jeu de l’enfant. Des initiatives qui suscitent, accompagnent et pourtant iront à contre-sens du sens commun qui fait régner une loi féroce et masque une jouissance obscure : c’est à inventer, partout où c’est possible.

Samedi 21 mars 2015

  • Accueil à partir de 8h30
  • Fin des travaux 19h00

PALAIS DES CONGRÈS D’ISSY-LES-MOULINEAUX
25, avenue Victor Cresson
92130 Issy-Les-Moulineaux

Consulter le plan d’accès »

  • Métro 12 - Station Mairie d’Issy
  • RER C Versailles - Arrêt Issy Ville
  • Tramway T2 - Station Val de Seine
  • Bus RATP 123 - 169 - 190 - 290 - 323

Pour en savoir plus, consulter le site de le 3e journée de l’Institut de l’Enfant »

Entrée 50 euros – 25 euros pour les étudiants
Inscription nécessaire par courrier (bulletin d’inscription ci-dessous) ou directement en ligne »

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