Séminaire ACF 2012-13 – Le Havre

Psychanalyse et social – Quel usage du langage dans la psychanalyse ?

Les mardis 12 fév., 19 mars, 9 avr., 14 mai et 11 juin 2013

Mardi 22 janvier 2013, par BB // ACF 2012-13 : les archives


Lors du séminaire de l’année dernière, une large part a été faite à la clinique des adolescents notamment en ce qui concerne les symptômes contemporains.
Ces symptômes comme mode de jouissance particulier du sujet ont fait valoir le défaut de nouage entre le langage, le corps et la jouissance.

A ce propos les concepts de parlêtre et de lalangue ont été introduits à la fin de notre séminaire.

Nous aurons l’occasion de reprendre ces concepts afin de voir comment Jacques Lacan procède à ces remaniements par rapport à son premier enseignement. Cette année, nous nous attacherons en particulier à la question du langage. En partant de la formule de Jacques Lacan « l’inconscient structuré comme un langage », nous nous appuierons sur les notions de symbolique, d’inconscient freudien et d’inconscient transférentiel.
Nous observons par exemple que les thérapies cognitivo-comportementales, à l’inverse de la psychanalyse, s’appuient sur un traitement par la parole qui s’avère être un traitement standardisé, dans lequel le langage est un pur outil de communication qui fait partie de l’air du temps. A ce propos, Jacques-Alain Miller note que « Le tout dire social consiste à consolider un sens commun1 » .
Le discours analytique passe par la parole et par l’usage de la langue. Du point de vue de la psychanalyse, le sujet pâtit bien d’une affaire de langue, ce dont il témoigne par son symptôme.

Lors de la première séance le 12 février, Mourad Mansouri est intervenu sur le thème : Le sujet, une affaire de langage.
Le mardi 19 mars, nous avons écouté Jean-Michel Corlu,

puis le mardi 9 avril, Eric Blumel, sous le titre Interpréter avec Lacan, une petite visite guidée de la théorie de l’interprétation lacanienne.
Le mardi 14 mai, c’est Jean-Yves Vitrouil qui est intervenu sous le titre : A quoi ça sert de parler. En s’appuyant sur quelques exemples et sur la lecture du livre de Philippe Lacadée Vie éprise de parole, Jean-Yves Vitrouil a abordé le problème du malaise dans la civilisation aujourd’hui, tel qu’il se révèle dans les institutions où interviennent les travailleurs sociaux.
Son intervention permit d’aborder les concepts de lalangue, parlêtre, jouissance...

Enfin, le 11 juin, nous écouterons Zoé Verhamme sous le titre : Du symbolique au réel, du symptôme au sinthome – Que devient la réalité psychique à la fin de l’enseignement de Lacan ?
Vers la fin de son enseignement, Lacan commence à élaborer une clinique qui prend comme axe de référence le non-rapport entre le réel et le sens, du fait que la jouissance est de l’ordre de l’Un et qu’elle ne fonde pas un rapport à l’Autre.
Il sera donc dorénavant plutôt question de nouage de ce qui fait tenir ensemble les trois registres, le symbolique, l’imaginaire et le réel. Cette clinique trouve son développement dans les derniers séminaires de Lacan (le séminaire Le Sinthome et le séminaire RSI).
Pour cette dernière séance du séminaire de Mourad Mansouri, je me propose d’interroger le langage dans le dernier enseignement et la clinique de la forclusion généralisée. Il sera donc intéressant au travers de vignettes cliniques de repérer comment fonctionne cette clinique du sinhtome. Les cours de Jacques-Alain Miller (Ce qui fait insigne et Le lieu et le lien) sont des références précieuses pour notre question. Ces cours de l’orientation lacanienne nous permettent en effet de saisir comment Lacan arrive à conceptualiser le Nom du père comme symptôme. Nous tenterons d’observer cette clinique où le symptôme fait nœud. Nous parlerons de la suite de cette clinique du nœud ou Lacan nous parle des nominations symboliques, réelles, ou imaginaires.
Il sera intéressant de repérer ce que devient la réalité psychique à la fin de l’enseignement de Lacan. Nous pourrons enfin considérer comment ce dernier enseignement de Lacan nous oriente dans les cures des psychoses ordinaires en préservant identifications, suppléances, véritables « appareils symptômes » constituant le bouclage de la signification par différents relais de jouissance.

Note :
1 Jacques-Alain Miller, « Vous avez dit bizarre ? », Revue Quarto n° 78, janvier 2003, p. 6-17.

Ce séminaire est organisé par Mourad Mansouri, membre de l’ACF-Normandie.

Il aura lieu à 21 h les mardis 12 février, 19 mars, 9 avril, 14 mai et 11 juin 2013.

à l’UCID, Hôpital Pierre-Janet, 47 rue de Tourneville, Le Havre (76).

Consulter le plan d’accès.

Renseignements :
Mourad Mansouri : 06 20 78 01 48

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