Antenne clinique — Session 2012-13

Séminaires de l’après-midi

Dimanche 22 juillet 2012, par BB // Session 2012-13


Les participants donnent un ordre de choix préférentiel entre les séminaires suivants :


Après le cours… (groupe A)

Nous proposons, à ceux qui ne feraient que débuter dans la lecture de Freud et/ou de Lacan, un groupe pour éclaircir les principaux concepts auxquels il aura été fait référence lors du séminaire théorique du matin et ce en partant des interrogations des participants.
Priorité sera donnée, mais non exclusivement, aux participants des première et deuxième années.

Responsable : Jean-Louis Woerlé.


Séminaire de lecture de textes


Lire Freud avec le Séminaire, livre XI de Lacan (groupe T)

Cette année 1964, Lacan reprend son Séminaire avec une question rendue brûlante par l’actualité de son « excommunication ». Il pose le problème du retour à Freud en ces termes : « Quel statut conceptuel devons-nous donner à quatre des termes introduits par Freud comme concepts fondamentaux, nommément l’inconscient, la répétition, le transfert et la pulsion ? »
Pour y répondre, il s’appuie sur les fondements de la psychanalyse, c’est-à-dire sur les travaux de Freud.
Le thème de l’Antenne sera l’occasion d’étudier au plus près les textes de Freud auxquels se réfère Lacan tout au long du Séminaire, livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse. Nous les travaillerons avec l’ensemble des participants sans rien laisser dans l’ombre, nous les creuserons sans crainte d’atteindre les points obscurs, avec la perspective d’y faire nos propres trouvailles.

Responsables : Catherine Grosbois et Valérie Pera-Guillot.


Séminaires d’élucidation des pratiques


Il y a sûrement quelque chose à leur dire (groupe P1)

« Il y a sûrement quelque chose à leur dire » disait Lacan à propos des autistes dans sa « Conférence à Genève sur le symptôme ». Cette réflexion peut être reprise d’une façon plus large dans notre clinique quotidienne en particulier avec les sujets qui mobilisent la notion de psychose ordinaire, mais pas uniquement.
Nous appuyant sur les remarques faites par Serge Cottet lors de la Conversation clinique du 8 juin 2012, nous vous proposons de tenter d’aller au-delà de la position connue du « secrétaire de l’aliéné » pour mettre l’accent sur les interventions du thérapeute, sur son énonciation et sur leurs effets.

Responsables : Marie-Hélène Doguet-Dziomba et Francine Giorno.


Le traitement de la pulsion et ses avatars vu au travers de cas cliniques (groupe P2)

Le sujet n’est pas que parlêtre, il est aussi celui qui se confronte à la pulsion et à son éternel retour, cause d’une tension, toujours en boucle. Face à la manifestation de la pulsion, le mode du sujet est « acéphale », ce qui ne l’exempte pas d’en dire quelque chose et d’assumer ou pas ce qui s’y réalise. La division subjective prend en charge le mode de jouissance pulsionnel d’un côté et les idéaux de la personne de l’autre, ce qui ne va pas forcément de pair. Le sujet s’en sortira par la création d’un symptôme et il saura plus ou moins y faire avec. Quand la part de la pulsion prend le pas sur les pensées et gouverne le sujet, c’est le règne de l’addiction.
Nous étudierons au travers de l’exposé des cas présentés par les participants les modalités pulsionnelles « choisies » par chaque sujet avec ses particularités.

Responsables : Corinne Bognar et Marie-Claude Sureau.


Pratique de l’interprétation lacanienne (groupe P3)

Il existe une pratique spécifique de l’interprétation lacanienne que J.-A. Miller résumait en disant que « l’analyste est en place d’éditeur des dits de l’analysant »* en tant qu’il opère notamment par coupure, scansion, etc. Pour Lacan, l’intervention de l’analyste est en effet à concevoir comme « un art du prélèvement » - l’analyste opère « entre citation et énigme » par prélèvement sur les signifiants de l’analysant ou par rupture du sens -, et comme « un acte » qui change le sujet.
Au cours de ce séminaire, nous partirons des cas cliniques proposés par les participants, en privilégiant ce qui, dans l’énonciation même du praticien, aura permis d’établir un dialogue avec le patient, d’orienter le traitement, et à l’occasion de produire « des effets repérables sur la souffrance des symptômes, sur la jouissance du corps et sur la position du sujet dans le lien social ».

* Cité par P.-G. Guéguen, « L’interprétation lacanienne », Argument pour le VIIe Congrès de la NLS, mai 2009.

Responsables : José Luis Garcia Castellano et Eric Guillot.

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