42es journées de l’ECF

Autisme et psychanalyse

Sam. 6 et Dim. 7 octobre 2012 – Paris

Samedi 7 juillet 2012, par BB // Evènements d’hier


Illustration :
Le lit en portefeuille
Gérard Garouste

Les quarante-deuxièmes Journées de l’ECF auront lieu au Palais des Congrès à Paris les 6 et 7 octobre 2012.

Leur thème :

Autisme et psychanalyse

L’inscription se fait en ligne en cliquant ici ».

ECF — 1, RUE HUYSMANS, 75006 PARIS — TÉL. (01 45 49 02 68)

Les autistes nous enseignent qu’il existe un statut primitif de la langue où le signifiant est un Un tout seul, relié à aucun autre signifiant, un Un ne se rapportant pas à l’Autre. Disjointe alors de ses effets de sens, la langue – lalangue – ne produit aucun effet sujet. Cet insensé n’en est pas moins ordonné par l’ordre obscène et féroce du surmoi que Lacan reconnaissait dès le Séminaire I comme le trognon de la parole, à partir de quoi un sujet pourra se construire. Passer de lalangue au langage suppose un consentement. Un des premiers effets de cette insondable décison de l’être est de nouer ensemble le corps et la langue, car les traces laissées par les signifiants sur le corps en dessinent les bords et l’unifient. Dès lors, il est possible de dire que l’autisme est le statut premier de l’être parlant. Mais la question reste posée de savoir comment sortir de l’autisme et à quelles conditions.

Il est donc surprenant de voir l’autisme utilisé pour attaquer encore la psychanalyse alors que c’est elle qui l’a reconnu et théorisé – c’est d’ailleurs Bleuler qui en a forgé le terme en hommage à Freud.

Ces Journées intitulées Autisme et psychanalyse seront l’occasion de déployer le thème sur plusieurs axes.

1) Orientation lacanienne
Tout au long de son enseignement, Lacan n’a cessé d’interroger les effets de la parole et du langage sur le corps de l’être parlant. Le Cours de Jacques-Alain Miller en donne des repères essentiels. Les apports des élèves de Lacan seront mis à l’étude.

2) L’abord clinique de l’autisme
Attentifs à la « clinique ironique » et aux inventions psychotiques, nous écoutons et répondons à chaque autiste un par un quand d’autres les veulent contraints à écouter et obéir.

3) L’acte analytique et l’éthique du psychanalyste
Le temps du soin n’est pas celui de l’effet sujet. Comment répondons-nous à la question de l’éducation sachant qu’elle ne se confond jamais avec le conditionnement pavlovien ?

4) La politique de l’insconscient
Le symptôme interroge les projets des adeptes des thérapies cognitivo-comportementales – tel Skinner, pour qui la liberté était un luxe « qu’on ne pouvait pas s’offrir » – à l’heure où les politiques font de l’autisme une grande cause nationale.

5) Les apports des psychanalystes des autres mouvances que la nôtre
Ont-ils renouvelé le thème ou cédé à l’obscurantisme de l’évaluation ?

6) Les méthodes de conditionnement des dits autistes, enfants ou adultes
De la guerre pour le monopole que se livrent les différentes tendances jusqu’aux effets délétères induits sur les patients.

7) Les avancées de la science
A distinguer du scientisme, elles sont riches d’enseignement. L’héritabilité, par exemple, ne bat-elle pas en brèche l’idée d’un syndrome commun à tous les autismes ?

8) Les témoignages des autistes et de leurs familles

9) Les autistes de haut niveau
Ils luttent eux-même pour un monde non standardisé. Leur lecture des méthodes normatives pourra nous être utile.

10) Un examen raisonné des campagnes de presse
Faire apparaître les enjeux d’un marketing décidé et étendu qui noue l’élargissement du spectre de l’autisme à des intérêts financiers, au détriment des sujets.

D’autres aspects encore pourront trouver leur place lors de ces Journées. Dans ce moment crucial, elles constitueront un temps fort de la vie de notre Ecole.

Agnès Aflalo, Directrice des Journées.

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