Groupe de lecture ACF 2010-11 — Bourg-Achard

Les lecteurs de l’Agora

Mardi 4 janvier 2011, par BB // ACF 2010-11 : les archives


Le groupe des « Lecteurs de l’Agora » existe depuis septembre 2009 ; il s’est créé à partir de la proposition faite par Béatrice Demuynck de lire en groupe le Séminaire V de Lacan : Les formations de l’inconscient (1957)*.

Stéphanie Gayraud, Caroline El-Guedj, Véronique Quentin, Anthony Dupont, Marie Plages, Mélanie Josquin, Béatrice Demuynck et Brigitte Lordi ont travaillé sur la première partie du séminaire l’année passée.

Le groupe a pris le temps de partager la théorie et la clinique et a bénéficié de l’éclairage d’Eric Blumel de temps en temps.

Le séminaire Les formations de l’inconscient va à la découverte du grand Autre et permet d’assister à l’œuvre de la construction de Lacan, étage par étage, du graphe du désir.
Dans la première partie (les sept premières leçons étudiées par le groupe l’année passée) Lacan aborde les formations de l’inconscient par le biais de l’ouvrage de Freud Le mot d’esprit…**.

Le groupe est ouvert à toutes personnes désireuses de découvrir le séminaire V de Jacques Lacan.


* Jacques Lacan, Le Séminaire, Livre V, Les formations de l’inconscient, texte établi par J.-A. Miller, Seuil, Paris, Mai 1998.
** Sigmund Freud, Le mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient, Gallimard, Paris.

Ce groupe de travail est organisé par Béatrice Demuynck et Brigitte Lordi.

Les mercredis 22 septembre, 20 Octobre, 10 novembre, 15 décembre 2010, 26 janvier, 16 février, 23 mars, 20 avril, 25 mai et 29 juin 2011 à 20h30.

L’Agora, route de Rouen (face à la place de la mairie) — Bourg-Achard (27).
Lecture du chapitre VIII, la forclusion du nom du père.

Contacts :
Béatrice Demuynck : 06 20 01 80 99
Brigitte Lordi : 06 61 96 92 67

Des nouvelles du groupe de l’Agora :

Les séances du dernier trimestre 2010 se sont articulées autour des chapitres 8 « La forclusion du Nom-du-Père », 9 « La métaphore paternelle » et 10 « Les trois temps de l’Œdipe ».
Ces trois chapitres cruciaux nous ont invité à relire « le petit Hans » et une partie Séminaire IV « La relation d’objet » pour comprendre la fonction fondamentale du phallus, à quoi le sujet s’identifie imaginairement. Nous avons eu des échanges cliniques sur l’angoisse et son surgissement.
La réflexion s’est établie aussi sur l’inscription dans le langage comme source d’évolution du complexe d’Oedipe. Le désir de la mère, nous dit Lacan, est inscrit dans la symbolique de la parole où l’enfant entrera à son tour pour interpeller son Autre. De même que l’Autre de la mère est pris dans la chaîne signifiante c’est cet au-delà de son désir qui dialectise une position de sujet pour l’enfant.
Faute de cet appel à un Autre pour la mère, l’enfant y reste assujetti.
Echanges cliniques autour de l’assujettissement comme pouvant entraîner des peurs chez l’enfant qui viennent alléger ses angoisses d’engloutissement.
L’issue du complexe d’Œdipe, nous le savons depuis Freud, est différent pour les hommes et pour les femmes, nous nous sommes arrêtés sur ces signifiants imagés de « la femme égarée …l’homme sa propre métaphore » avec une réflexion autour de la dimension d’alibi de la féminité, subtil mécanisme de camouflage d’un savoir à ne pas afficher pour laisser se déployer le titre à la virilité… Nos prolongerons notre travail sur ce thème à la rentrée de janvier 2011.

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